Et j'en veux plus. Je ne suis pas satisfaite. J'ai envie d'ailleurs, d'intensité, d'impossible.Comme toujours... ce même schéma, qui se répète, encore et encore...
Le Choix. Prendre un chemin ou un autre. Le bon ou le mauvais.
D'un côté, le bon. Se balader avec un sourire niais en permanence sur la gueule, à cause de l'
Amour. Se dire des mots doux, faire l'amour avec passion, rire, s'afficher.
Tout est éphémère. La routine s'installe. Toi qui ventait ton besoin de
liberté, tu te retrouves coincée dans une bulle de verre.
La routine, l'affreuse routine, la certitude de nous réveiller chaque jour côte à côte, errer de conserve, l'ennui... Finalité ? Passage obligé ? Peut-être, je sais plus, cerveau en stand-by. L'impression que nous deux, c'est un peu comme un mirage, un mensonge, un
leurre, on n'est même plus vivants, plus morts que vifs,
des cadavres animés.
On ne baise même plus. Je n'en peux plus. On n'a plus de vie, comment tromper l'ennui ?
se défoncer pour qu'il y ait quelque chose entre nous qui ne soit pas notre « amour », s'y raccrocher pour échapper à l'autre, haïr l'autre d'être toujours là, tout en craignant qu'il parte... Partir avant. C'est comme cela que ça se finit.
Renoncer.
Et t'as le mauvais, celui où tu erres comme une âme en peine, voler de bras en bras, de lit en lit, de bouche en bouche,
poupée de chiffon. Les souvenirs surgissent. Toutes ces nuits volées, défoncée, à offrir sa chair dans l'unique but de souffrir,
besoin de me souiller, de me faire mal, de me blesser de manière irréversible. Je veux n'être plus capable de me regarder dans une glace Souffrance jouissive, orgasme triste.
Juste envie de se faire sauter comme une pute. La vision de son sperme encore chaud sur ma jupe, pardon, la jupe de ma mère, me répugne au plus haut point. Envie de
gerber sur la facticité des rapports humains. Pleure, petite conne, mais ferme bien la bouche.
Le chemin à prendre semble se dessiner.
En fait, je ne suis pas dégoulinante d'amour loin de lui...